Suite aux recommandations du recteur Bruno-Marie Béchard dans son mémoire déposé à la STS en 2003, le transport en commun a connu un franc succès après avoir été offert gratuitement aux étudiants de l’université de Sherbrooke. Grâce au financement de la fédération étudiante, les étudiants ont facilement pu s’accommoder du système de transport en commun.
En juin dernier, la société de transport a restructuré son réseau en y modifiant tous les parcours. Ces modifications avaient pour but d’améliorer la qualité du système. Effectivement, en tant qu’usager nous avions noté quelques lacunes dans le réseau de transport. Cependant, nous avons été grandement pris par surprise lors de l’arrivée des nouveaux horaires et de la description des trajets.
Tout d’abord notre parcours #6 a complètement été aboli. Après s’être procuré le guide horaire des nouveaux trajets, nous avons découvert que désormais il n’y avait plus d’accès direct entre la rue King et l’université. En effet, le seul autobus qui traverse désormais le pont est l’autobus #16. Bien qu’il soit possible de prendre des parcours intermédiaires et d’ensuite transférer dans l’autobus #16, nous devons désormais calculer plus de 30 minutes pour atteindre l’université de notre domicile. Auparavant, il suffisait d’utiliser le parcours #6 pour se rendre à l’université en moins de 10 minutes. Comme l’autobus #16 est nécessaire à tous les étudiants vivant à proximité de la rue King, ce dernier a tendance à être surchargé à un point tel où les arrêts à partir de la rue Portland ne sont pas desservis, faute de place dans l’autobus.
Un autre aspect négatif aux changements apportés est relié aux horaires aléatoires pour chaque parcours. Les étudiants universitaires ayant en majorité un horaire variant à chaque jour, ils doivent désormais conserver avec eux l’horaire complet de leurs autobus. Contrairement aux horaires antérieurs où les autobus se présentaient aux mêmes heures fixes, l’étudiant doit constamment se référer à un horaire pour espérer qu’un autobus puisse le desservir. Par exemple, l’ancien trajet #6 se présentait toujours à xh25 et xh55 près de notre domicile. Maintenant, le trajet #16 sur lequel nous nous fions suit l’horaire suivant: 8h07, 8h15, 8h31, 9h03, 9h36, 9h55, 10h35, 10h55, 11h37, 12h05, 12h22, 12h37, 12h54, etc. Il est donc très difficile de s’accoutumer et de se fier aux nouveaux horaires.
Depuis juin un nouveau statut des autobus a été découvert par sa clientèle. Trop souvent divers parcours avec l’inscription “Désolé, Hors service” sont rencontrés partout dans la ville. Ce nouveau phénomène dérange du fait que de voir des autobus vides se ballader partout dans la ville brime l’un des aspects fondamentaux du transport en commun, soit de protéger l’environnement. De plus, la STS a fait la promotion de sa réforme en stipulant que les déplacements des autobus avaient été optimisés.
Hors de tout doute, j’affirme que les modifications apportées n’ont pas amélioré la qualité du service offert aux usagers. Ayant nous-mêmes, ma copine et moi, été des usagers du transport en commun depuis les trois dernières années, jamais nous n’avons eu connaissance de sondages ou de questionnaires dans le but d’améliorer le service. Il a été très surprenant de voir que si peu, voir aucune consultation aie été faite auprès de la population pour connaître les besoins réels des usagers. En plus, aucune période d’essai du nouveau réseau (retrait d’autobus, nouveaux trajets, trajets modifiés, horaire modifiés) n’a précédé la modification de la totalité des parcours ainsi que des horaires. Ceci aurait été grandement apprécié des usagers qui auraient pu ainsi émettre plusieurs commentaires constructifs étant donné qu’ils sont les principaux concernés par ces changements. Il est facile de remarquer que les penseurs de ce réseau modifié ne font certainement pas partie des utilisateurs du transport en commun ! Comme nous avons vécu un été remarquable en termes de précipitations, l’alternative qu’est le vélo a dominé nos déplacements à l’université. L’hiver maintenant venu, nous nous résolvons à trop souvent utiliser notre voiture pour nous accommoder. Malgré les adaptations qui devaient prendre place après la “phase de test” de l’été dernier, nous sommes toujours très insatisfaits du transport en commun qu’offre la société de transport à un point tel où nous demandons à la FEUS de reconsidérer l’investissement dans la gratuité du transport en commun et de considérer une alternative pour permettre les déplacements des étudiants.
Veuillez noter que mes propos reflètent très justement ceux de mon entourage universitaire. Personnellement, nous allons complètement délaisser le transport en commun dans quelques mois en déménageant à proximité de l’université.
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